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assurance tourisme spatial
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Aujourd’hui, il n’y a pas que la NASA qui peut nous faire aller dans l’espace. Des sociétés privées proposent depuis quelques années des projets fous de tourisme spatial. Les listes d’attente commencent à se remplir mais les retards s’accumulent. Qu’en est-il de l’assurance pour le tourisme spatial ? Des compagnies d’assurance proposent des contrats hors du commun pour une activité de vacances peu banale. Zoom sur un secteur qui frôle le big bang…

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Tourisme spatial : l’histoire ne fait que commencer…

Avant d’évoquer l’assurance pour le tourisme spatial, un retour en arrière sur ce concept s’impose. La notion de tourisme spatial a fait son apparition il y a environ 10 ans. A l’époque, des projets un peu démesurés destinés à des milliardaires passionnés d’espace ont vu le jour. Le montant du voyage dépasse largement le prix d’un billet d’avion en première classe ! A ce jour, ils sont uniquement sept à avoir fait un tour dans l’espace en tant que « touriste ». Ils ont dépensé en moyenne plus de 20 millions de dollars chacun pour profiter d’un vol spatial orbital.

  • Dennis Tito (Américain) : son voyage a duré du 28 avril au 6 mai 2001 pour un montant de 20 millions de dollars.
  • Mark Shuttleworth (Sud-Africain) : il est parti dans l’espace du 25 avril au 5 mai 2002 et a déboursé 21 millions de dollars.
  • Gregory Olsen (Américain) : il a payé 20 millions de dollars pour un séjour du 1er octobre au 11 octobre 2005.
  • Anousheh Ansari : cette Iranienne a été la première femme touriste de l’espace, du 18 septembre au 29 septembre 2006.
  • Charles Simonyi (Hongrois) est parti quant à lui du 7 avril 2007 en direction l'ISS, pour un retour le 20 avril de la même année. Il est retourné dans l'espace en mars 2009 et il est devenu le premier touriste de l’espace à s’envoler deux fois.
  • Richard Garriott (Américain) : pour 30 millions de dollars, il a pu découvrir l’espace.
  • Guy Laliberté (Québécois et fondateur du Cirque du Soleil) est parti en septembre 2009 et a déboursé 35 millions de dollars.

La commercialisation de ce genre de voyage totalement insolite se met néanmoins en place. Différents acteurs comme Virgin Atlantic ou XCOR ont prévu leur premier vol commercial dès 2014. Dans les prochaines années, le tourisme spatial pourrait donc devenir la nouvelle attraction des gens fortunés, pour des instants privilégiés.

Un public restreint pour un marché de niche

Forcément, quand le prix annoncé tourne autour de plusieurs millions de dollars, cela en refroidit plus d’un. Pour autant, les listes d’attente s’allongent avant les premiers départs. Richard Branson, PDG de Virgin, a annoncé que plus de 500 personnes avaient déboursé 200 000 dollars pour réserver un vol spatial de quelques instants à bord de son vaisseau spatial adapté.

Des retards et encore des retards

Si depuis 10 ans de nombreux projets ont fleuri, le top départ met du temps à se mettre en place. Les premiers vols ont été retardés successivement, même si l’horizon 2014 est la perspective la plus plausible pour le début des hostilités.

Et l’assurance dans tout ça ?

En 2010, seul un assureur s’était clairement positionné (Hiscox) en admettant que le risque était relativement important pour le tourisme spatial et que le montant des primes d’assurance serait forcément élevé. L’an dernier, Allianz Global Assistance a signé un accord avec l’organisme mondial chargé du tourisme spatial. L’assureur est donc en relation avec les agences de voyages très spécialisées pour assurer les futurs passagers qui inaugureront le tourisme spatial.
Même si les contrats d’ assurance voyage classique ne sont pas encore prêts à garantir des destinations telles que la Lune ou l’espace, ce nouveau secteur qui devrait se démocratiser très vite attirera sans doute d’autres assureurs pour proposer des produits adaptés à ce marché plutôt insolite.

Pour en savoir plus sur le tourisme spatial

Pour plus d’informations sur le tourisme spatial, consultez l’article « Tourisme spatial : trop haut pour être vrai ? » sur le site internet du journal Le Monde.

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