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Valérie Batigne
Texte d'introduction

En partant travailler à l’étranger, anticiper les conséquences sur sa future retraite ne va pas de soi. Valérie Batigne, fondatrice et présidente de VB Expertise Retraite et de www.sapiendo-retraite.fr nous donne des pistes pour limiter un éventuel impact négatif sur sa retraite d’une période d’activité professionnelle à l’étranger.

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Le calcul des droits à la retraite française varie selon le pays dans lequel on part exercer son activité professionnelle. Quels sont les principaux cas de figure ?

Il y a deux grands cas de figure :

  • le cas dans lequel le pays où on exerce l’activité n’a aucune convention de Sécurité sociale avec la France,
  • le cas dans lequel le pays a signé une convention de sécurité sociale avec la France.

Dans le cas où il n’y a pas de convention de Sécurité sociale avec la France les cotisations éventuellement réalisées dans l’autre pays ne donnent absolument aucun droit en France (ni trimestre, ni points). Du côté français, c’est comme s’il n’y avait eu aucune activité.

Dans les pays où il y a un accord de Sécurité sociale avec la France, les périodes de travail à l’étranger peuvent être prises en compte dans la retraite française. Cela dépend toutefois de la nature des accords : il y a une prise en compte du travail à l’étranger mais il faut se reporter à la convention internationale pour connaître les modalités et les conditions d’éligibilité.

En règle générale, les trimestres qui ont été cotisés à l’étranger sont pris en compte dans le trimestre français au niveau du taux de la retraite, (c’est-à-dire, combien j’ai validé de trimestres). Si vous avez été un trimestre dans un pays conventionné, ce trimestre sera pris en compte pour le taux mais pas pour la durée d’assurance. En général, seuls les régimes de base, et non les régimes complémentaires, sont  concernés.

Quelles solutions envisager pour pallier à une période d'absence de cotisation au régime d'assurance vieillesse français ?

On peut cotiser à la CFE (Caisse des Français de l’Étranger). Il s’agit de cotisations volontaires au régime vieillesse de la Sécurité sociale. Dans ce cas-là, c’est comme si on avait cotisé en France. Les trimestres comptent à la fois pour le taux et la durée d’assurance et ils sont pris en compte dans le salaire annuel moyen. Cela a bien entendu un coût. Dès lors que l’on est dans un pays conventionné, vu que les trimestres comptent déjà pour le taux, cotiser à la CFE n’est pas forcément rentable. Il faut faire des simulations. On peut également acquérir des points en payant auprès des régimes complémentaires AGIRC-ARRCO. Par ailleurs, il est toujours possible quand on revient en France de, racheter des cotisations pour périodes de travail à l’étranger.

Comment négocier avec son employeur avant le départ à l'étranger ?

Avant le départ à l’étranger il faut faire valoir auprès de l’employeur le fait que généralement, dans tous les pays étrangers, le niveau de cotisations retraite et donc de prestations retraite est inférieur à celui de la France. Donc le salarié qui part à l’étranger aura quelque part une moins bonne couverture retraite. Il faut donc demander à l’employeur de prendre en charge, éventuellement, tout ou partie des cotisations à la CFE ou de compenser par une cotisation supplémentaire à une assurance vieillesse facultative.

Ce qu’il faut faire valoir, c’est qu’à l’étranger, la couverture retraite est moins bonne donc qu’il faut compenser, soit par des versements volontaires dans le système français soit par des versements dans un fonds de pension. Mais les employeurs acceptent de moins en moins.

Pour en savoir plus :

Trouvez des informations sur la retraite adaptées à votre situation et simulez en ligne votre retraite sur www.sapiendo-retraite.fr.

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